Terra 24 avril 2014 à 08h00 | Par Jean Dubé

La Bretagne a un avenir… international !

L'internationalisation de l'économie française est depuis très longtemps une réalité. C'est pratiquement à l'échelle du monde que les frontières des échanges s'établissent aujourd'hui. Progressivement les règles de l'OMC, la libéralisation des échanges s'imposent, avec leurs effets positifs, mais aussi négatifs. L'internationalisation c'est une ouverture et une opportunité formidable, mais c'est aussi la concurrence qui vient frapper à votre porte et prendre vos marchés ! Le Ceser (voir encadré) avait décidé de "mettre les pieds dans le plat" de l'agroalimentaire en répondant à la question : quel avenir pour le système productif alimentaire breton dans une économie mondialisée ? Les réponses vont plutôt dans un sens positif.

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Le rapport du Ceser était présenté le vendredi 11 avril par  Antoine Dosdat, Ifremer Bretagne, Alexandre Gohin enseignant chercheur à l'Inra, et Jacques Jaouen président de la chambre régionale d'agriculture de Bretagne. Cette présentation était suivie d'une table ronde sur le thème des enjeux et des stratégies de l'internationalisation. Terra a repris ici les différents temps forts de ce colloque.

 

La Bretagne est déja largement tournée vers l'international

En 2013, 5 % des produits bretons issus de la production primaire ont été exportés. 32,3 % des produits exportés par la Bretagne sont issus des industries agro-alimentaires.

Si globalement les IAA bretonnes réalisent 15 % de leur chiffre d'affaires à l'export, ce chiffre reste plus faible que les chiffres nationaux. Cela s'explique d'une part par l'absence de vin et spiritueux en Bretagne et par le fait que les produits bretons exportés sont plutôt peu transformés, du lait et de la viande notamment.  La Bretagne augmente ses exportations et, dans le même temps, voit ses importations augmenter. L'exemple extrême se situe dans la filière volaille, la production a baissé et, dans la restauration hors foyer, plus de 40 % des produits consommés sont aujourd'hui importés.

 

L'internationalisation des capitalisations

Les industries agro alimentaires investissent à l'étranger, 220 filiales étrangères ont été recensées dans 49 pays par BCI Bretagne commerce international. Ce point est en progrès, 53 % de ces filiales des IAA françaises sont implantées en Europe, mais la progression est forte depuis 10 ans sur l'Asie (14%).

Les industriels essaient soit de s'implanter là où les marchés se développent, pour bénéficier des bassins de consommation émergents, soit cherchent à se ménager un accès aux matières premières bon marché pour être à l'origine de la production primaire. L'export ce sont des produits mais ce sont aussi des compétences et des savoir faire, à l'image du projet Alban de développement de la filière laitière en Algérie.

A l'inverse, les investissements étrangers en France ont doublé depuis 25 ans. 50 établissements représentant 10% des effectifs des IAA sont détenus à plus de 50% par des capitalisations étrangères. Les trois quarts de ces investisseurs sont européens.

 

L'internationalisation des échanges est donc aujourd'hui déjà une réalité. Mais alors que, notamment pour des raisons budgétaires, mais aussi compte tenu des accords internationaux, les politiques publiques sont de plus en plus restreintes, les acteurs privés ont beaucoup de difficultés à se lancer vers ces marchés.  Alexandre Gohin, chercheur à l'Inra, a développé les enjeux essentiels qui se posent aujourd'hui aux industriels alimentaires et aux producteurs. L'international peut apparaître comme la voie souhaitable pour trouver de la valeur ajoutée et des débouchés, mais l'outil productif breton est-il en capacité de se confronter à ses concurrents ? La question se pose notamment pour l'élevage. Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d'agriculture abondait dans ce sens en rappelant les conditions nécessaires pour accéder à ces marchés internationaux : elles s'appellent investissement, formation, et innovation.

Les défis bretons à l'international

Lors de la présentation publique de l'étude du Ceser, cinq grands témoins étaient invités à donner leur vision de l'internationalisation des échanges. Nous avons retenu trois présentations essentielles.

Ne pas être rongés par le doute

Loin des clichés du modèle agricole breton producteur de masse, Christian Couilleau, directeur général du groupe Even (4400 salariés), milite pour une agriculture et une industrie se situant sur des marchés segmentés et des produits à haute valeur ajoutée. Et surtout il délivre un message optimiste sur l'avenir. Il est possible de capter de la croissance, à condition d'être là ou elle est ! A chaque fois que le produit intérieur brut (PIB) par habitant augmente la consommation de protéines augmente, en particulier la protéine laitière. Il existe dont un marché formidable à servir. Cette croissance extraordinaire va se révéler. Une seule question se pose, va-t-on la chercher ou pas ?

Opter pour une haute valeur ajoutée

Sur nos marchés "matures", il faut segmenter l'offre pour ramener de la valeur. Quel que soit le marché il ne peut pas y avoir de valeur sans risque. Le risque à l'international c'est  la volatilité. Celle-ci est alimentée par beaucoup de facteurs, la météo, la pandémie, le blocage politique, la valeur des monnaies. Chaque corps social doit se préparer en évoquant cette notion de risque. Exemple à l'échelle d'Even nous avons développé un prix A et un prix B pour obliger l'adhérent à avoir une gestion sur la base d'un coût variable. Lorsque c'est haut, il sait qu'il faut potentiellement se préparer à la baisse. Mais surtout il faut refuser une logique de low cost et partir tout de suite sur de la valeur ajoutée. Nous ne pouvons pas nous situer dans une logique de coût. Notre crédibilité viendra de notre maîtrise. Chez Even 100 personnes travaillent au niveau de la recherche et développement soit 10 % des salariés . Nos atouts ce sont la formation, la sécurité alimentaire, et notre capacité à tracer la protéine jusqu'à l'exploitation. La sécurité c'est notre savoir faire.

Environnement

On obtient plus de résultats par la pédagogie de la réussite que par la contrainte. La Bretagne doit adopter une attitude environnementale : elle a un temps d'avance sur les autres , il faut communiquer sur ce temps d'avance, et être fiers de ce qu'on a fait. Notre logique environnementale intéresse il faut renvoyer de l'image positive.

Il manque 40% de surfaces en Bretagne !

La Bretagne consomme en moyenne 4,6 Mt, de céréales pour l'aliments du bétail. Il existe un déficit de 2 Mt, soit environ 40 % de la consommation dont la moitié arrive par voie ferrée, et 20% par voie maritime, rappelle Christophe Chrétien, vice président de Nutrinoe, représentant les fabricants d'aliments bretons. Si la Bretagne devait produire toutes les céréales qu'elle consomme, il lui  manquerait 40 % de surfaces ! En 2014 entre 65 et 70 % du prix de revient d'une viande blanche est lié au prix de l'aliment, et 90% du prix de l'aliment est lié au prix de la matière première.  La filière aliment du bétail est donc à la croisée du coût de production et de la pérennité de l'élevage. En quelques années la matière première a augmenté de 100 à 150 %. Sur une seule journée il n'est pas rare de voir le prix varier de 2 à 3% alors que l'espérance de marge est de 1% ! Depuis 2007 la corrélation est très forte entre le prix des céréales et celui des protéines, et entre pétrole et protéines. Les prix sont extrêmement élevés,  et devraient le rester, les stocks se réduisent. La Chine à elle seule importe chaque année 2 Mt de céréales supplémentaires. Pour les fabricants d'aliment du bétail les enjeux sont clairs, et surtout locaux. L'aliment du bétail ne s'exporte pas, il se consomme localement. L'enjeu si rien ne change c'est de voir l'élevage disparaître au profit de la céréale. L'énergie et le transport deviennent les postes les plus importants du coût de fabrication. Pour les fabricants d'aliment l'efficacité du rail qui représente 50% de ce qui rentre en Bretagne est un enjeu majeur , et ne leur parlez surtout pas d'écotaxe ! L'amélioration de la productivité, de l'indice de consommation passe par le développement de la recherche, qui est pour le moment trop limitée. Pour Christophe Chrétien, plusieurs voies devront être étudiées, notamment les bio technologies, pour  améliorer les rendements, trouver des parades aux maladies, et réduire le déficit chronique de la Bretagne en matières premières.

L'enjeu de la rentabilité

Pour Jean-Yves Carillet (secrétaire général de Crédit agricole en Bretagne et directeur de Crédit agricole 22), si la Bretagne est la  première région agricole européenne et présente des performances techniques élevées, les performances économiques ne se situent pas au même niveau. La productivité du travail est très inférieure à ses concurents. Les coûts de production ont été maîtrisés, au prix d'un moindre investissement dans les bâtiments. En volailles la filière a perdu 3% du parc bâtiment tous les ans. L'écart de compétitivité a été chiffré  globalement à 14% par rapport à nos principaux concurrents. Le revenu net agricole est plus faible, l'endettement élevé.  Le niveau de risque est deux fois plus  élevé que dans le reste des secteurs économiques.  Le secteur agricole est devenu sensible du fait de la variation forte des intrants extérieurs énergie, alimentation. Il devient urgent de s'attaquer à ses coûts de structure, main d'oeuvre, mécanisation. Un des enjeux essentiels serait de mieux valoriser les produits et donc de mieux équilibrer la répartition de valeur.  On évoque souvent le ratio offre demande, or il existe une très faible élasticité des prix de vente. Exemple alors que le prix du lait était orienté à la hausse de 8 %, il baissait dans le même temps à la consommation de 1 % !  Le premier enjeu qui se pose aux filières agricoles, est celui de la rentabilité. Si la rentabilité des filières animales n'est plus au rendez-vous, le risque est fort d'une végétalisation et d'un appauvrissement du territoire. Il est essentiel de maintenir l'attractivité du métier. Pourtant si les craintes sont fortes, l'agriculture reste le secteur qui investit aujourd'hui le plus, en France. L'agriculture en est un des facteurs essentiels de croissance. La BPI serait d'ailleurs bien inspirée de développer son intervention vers ce secteur d'activité.

- © Terra

Hervé Lejeune : "nous sous-estimons nos capacités de changement"

Dans son livre "Un monde sans faim", HervÈ Lejeune dÈcrit ses propositions pour nourrir le monde en 2050. Il part d'un constat simple : alors que nous produisons suffisamment de nourriture pour satisfaire les besoins alimentaires de douze milliards de personnes, un milliard souffre de la faim. Hervé Lejeune, ex-directeur de cabinet de la FAO et conseiller agricole à l'Elysée, était le grand témoin du forum du Ceser. Extraits de son intervention.

Une évolution de la population mondiale diversifiée

D'ici à 2050, la population mondiale progressera de 50 % avant de se stabiliser voire de baisser. La planète comptera tout de même 9,5 milliards d'individus ! Mais cette réalité sera très diverse selon les zones géographiques. Nous assistons déjà aujourd'hui à une réduction de la population dans les pays développés et à une augmentation dans les pays en voie de développement. Aujourd'hui, la Russie par exemple perd 1 million d'habitants chaque année. L'Afrique, elle,  devrait doubler sa population d'ici à 2050 et représentera alors 20 % de la population mondiale. Or, les zones de progression démographique sont de plus en plus éloignées de zones de production.

Une internationalisation des échanges

Le monde sera de plus en plus riche. Chaque point de croissance permet de réduire de 1,3 point la pauvreté. Le commerce international des produits agricoles va donc continuer de croître. Le marché agro-alimentaire européen ne présente que de faibles perspectives de croissance, alors que les opportunités du marché mondial sont nombreuses. Les perspectives de croissance à l'échelle de l'Europe sont faibles. Le marché y est à maturité avec une évolution démographique défavorable. De plus, les consommateurs consacrent une part de plus en plus faible de leur budget à l'alimentation. Les opportunités commerciales sont donc en dehors de l'Europe. Mais attention, nous ne serons pas seuls à convoiter ces marchés ! L'Europe reste encore le premier exportateur mondial de produits agricoles. Mais l'agro alimentaire est un secteur fragile. Il est passé en quelques années de 7 % de parts de marché à 5,5 %. Les 4000 entreprises sont dispersées. La grande distribution maintient une pression très forte sur les prix, ce qui limite la capacité d'innovation.

Des opportunités par production

La demande va augmenter, à la fois en produits bruts et en produits transformés. On sous-estime aujourd'hui gravement l'impact de l'urbanisation. 50 % de la population mondiale vit aujourd'hui dans les villes, 70 % demain. Les produits consommés seront donc plus élaborés, voire très élaborés, on verra apparaître dans tous les pays une consommation hors foyer comme en Europe. C'est un constat, le plus souvent les gouvernements ont tendance à favoriser l'importation, plutôt que l'agriculture locale. Concernant les céréales, la courbe de la consommation évolue en parallèle de la production. D'une façon générale, il n'y a pas d'inadéquation entre l'offre et la demande. Par contre, il n'existe plus suffisamment de stocks. Le monde est à la merci  d'une nouvelle crise, du moindre incident climatique, de la spéculation. En lait, l'Asie et le Pacifique vont probablement doubler leur consommation. La Pologne et l'Allemagne prévoient d'augmenter de 20 à 25 % leur production. La France semble plus prudente sur le sujet de l'après quotas. Pourtant, les prix devraient continuer d'augmenter. L'Afrique du nord et le Moyen Orient deviennent les principaux aspirateurs du marché, leur potentiel de demande est très important.

Des opportunités géographiques

Depuis 1978, la Chine a multiplié par cinq sa production agricole. Mais cela ne suffit pas. Ce grand pays est aujourd'hui confronté à des soucis de dégradation des sols et de l'environnement, de climat, d'accès à l'eau. Le potentiel commercial sera important. L'Afrique représente aussi un enjeu majeur. Entre 2008 et 2020, les dépenses des consommateurs  africains vont doubler. La production locale ne pourra pas répondre à cette demande. Il existe en Asie et en Afrique du Nord, des potentiels de développement des marchés. du lait et la viande. Mais il n'y aura pas de petits joueurs sur ces marchés. Il faudra avoir la capacité de peser pour ne pas les subir. D'une façon générale, nous avons deux bonnes raisons d'être optimistes, les potentiels existent et nous sous-estimons souvent nos capacités de changement.

 

Le Ceser, quésaco ?

Le conseil économique social et environnemental régional, est une assemblée consultative, qui peut produire des avis sur le budget du conseil régional et ses politiques, mais aussi sur les politiques de l'Etat en région. Le Ceser peut aussi "s'auto-saisir" de questions importantes, ce qu'il a fait en produisant une étude sur le thème de "l'internationalisation du système productif alimentaire breton". Les conseils économiques régionaux ont été institués en 1972 lors de la création  des régions. Ils sont constitués de 3 collèges, du monde des entreprises, des organisations syndicales, et des représentants de la vie collective régionale. Ils sont désignés pour 6 années par le préfet de Région, sur proposition des organisations socio-professionnelles. Le nouveau président du Ceser Bretagne est Jean Hamon, il a succédé en 2013 à Alain Even. C'est la première fois que le président du Ceser est un représentant du patronat, après avoir été longtemps dirigé par des universitaires.



Alexandre Gohin  : l'international, quels enjeux ?

Au cours du colloque du Ceser, Alexandre Gohin de l'Inra a rappelé les enjeux de l'internationalisation des échanges à l'échelle des principales filières bretonnes. Pour l'ensemble des productions bretonnes, et l'industrie agro-alimentaire, la question ne se pose plus vraiment de savoir s'il faut développer l'international. En fait, l'internationalisation des échanges impacte déjà au quotidien chaque exploitation. La question qui se pose, c'est quelle  internationalisation pour quels marchés ? Le premier exemple concerne le lait. "Nous allons passer en 2015 à un système sans quota, le monde laitier entre dans une nouvelle ère, mais qui va piloter le système et pour aller où ? Pour Alexandre Gohin , "l'augmentation de la production laitière si elle était la "norme" pourrait demain créer des tensions sur le foncier, tensions avec les autres productions. Pour produire quoi ? De la poudre de lait, des produits à forte valeur ajoutée ?" En poulet, la dégradation du solde du commerce extérieur est déjà une réalité : 40 % de la volaille consommée en France est importée. Nos outils de production sont aujourd'hui souvent obsolètes et mériteraient d'être modernisés automatisés, mais avec quels moyens ? Et avec l'arrêt des restitutions, quelle peut être la stratégie à l'export ? En viande bovine, les outils industriels dépendent de plus en plus d'apports extérieurs et transforment de plus en plus de viandes importées, l'abattage et la découpe sont en grande difficulté. Au niveau de la production, quel sera demain l'impact réel de la réforme de la PAC ? Augmentation ou diminution avec la convergence des aides ? En porc, dans beaucoup d'élevages, les investissements sont retardés. Les élevages de ce fait sont plus fragiles et connaissent des difficultés de compétitivité. L'accroissement du prix de l'alimentation animale va être une constante commune à toutes les productions d'élevage, avec la volatilité des cours. En légumes, retrouver de  la compétitivité dépendra de la capacité politique à améliorer les relations avec la grande distribution. Partout de ce côté de l'Atlantique, on constate un recul de la puissance publique. Les formes d'intervention sont réduites, la fluctuation des prix des matières première en sera une des premières conséquences. Il faudra savoir faire de nos atouts des avantages comparatifs à l'export , et le premier sera la traçabilité.

 

Jacques Jaouen : investissement, formation, innovation

Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d'agriculture de Bretagne, était le troisième rapporteur du groupe de travail. Il a résumé les principales recommandations de ce groupe. Pour lui, "les acteurs doivent dès maintenant intégrer l'internationalisation, ainsi que ses conséquences économiques, sociales, environnementales, dans leur travail. Le dialogue entre les filières est indispensable pour adopter une stratégie évolutive et participative. Ce dialogue doit notamment permettre de maintenir la diversité des productions animales et la diversité des productions alimentaires. Les deux sont liées".Pour faire face à l'internationalisation des échanges, l'organisation des filières sera primordiale. Elle passe par le développement de la contractualisation condition d'une lisibilité gagnant-gagnant et la simplification des réglementations administratives. Elle passe aussi sans doute par une amélioration des relations avec la grande distribution et une meilleure rémunération de l'acte de production. Elle passe enfin par l'harmonisation et l'application coordonnée des règles fiscales sociales en Europe. Mais très concrètement, il faut retrouver des leviers pour investir, notamment dans l'élevage. Les filières doivent améliorer la compétitivité du système productif. Améliorer les bâtiments, et permettre notamment les économies d'énergie, la maîtrise technique, favoriser l'autonomie en protéines, tout en veillant à ne pas faire flamber la concurrence sur le foncier.  Mais il faudra aussi inventer de nouveaux outils, notamment pour gérer la volatilité des prix, et permettre une certaine gestion du risque et réinventer de nouveaux outils de régulation des cours, pourquoi pas à l'échelle de l'OMC,  notamment par le stockage. Plusieurs grands axes vont devenir primordiaux pour faire face à ces enjeux : la formation des professionnels en premier lieu et la sécurisation des parcours professionnels. La recherche et l'innovation seront aussi des vecteurs essentiels pour s'adapter et se positionner, comme le sera la communication vers les consommateurs.

 

 

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