Terra 14 février 2014 à 08h00 | Par Thierry Merret Président de la FDSEA du Finistère

La Bretagne, sa culture, son agriculture… ses associations environnementales…

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Nous connaissions la détermination d’Eau et Rivières à porter le fer contre les agriculteurs bretons, quitte à porter plainte auprès de la Commission européenne. Voilà maintenant que les associations  "dites de protection de l’environnement" chassent en meute. En témoignent les interventions groupées d’Eau et Rivières, Bretagne Vivante et des Fédérations bretonnes de pêche et de protection des milieux aquatiques lors de la  dernière session du Ceser* ! Qu’il s’agisse de la question de l’eau, de la performance environnementale des exploitations agricoles et des filières agroalimentaires, les associations donnent des leçons sur la gestion de nos exploitations, sur le cap à prendre pour l’avenir agricole et agro-alimentaire bretons ! Comme si nous, paysans, allions dire aux garagistes, aux enseignants, aux gendarmes comment faire leur métier !

Dans leurs interventions au Ceser, les associations prônent la conversion massive au bio, le retour à l’herbe ; mais aussi, et là c’est nouveau, une écoconditionnalité des aides liée à la formation des agriculteurs sur la compréhension des "connaissances agro-écologiques et environnementales" voire sur "les services rendus par la nature, le cycle de l’eau en lien avec le plan de fumure et les impacts des pratiques agricoles réelles". Les paysans ont un niveau de formation et de compétence élevé, ils se forment tout au long de leur carrière professionnelle. De qui se moque-t-on ? Les ingénieurs agricoles, conseils de nos organisations, vont aussi apprécier d’être "disqualifiés" !

Les associations cherchent-elles de nouvelles sources de financement pour pérenniser leur dogmatisme ? Elles vont jusqu’à proposer la "constitution d’une base culturelle commune sur tous les enjeux écologiques et économiques", et ce notamment pour les membres des CLE, Commissions locales de l'eau. Les associations forment des avocats, des juges, lesquels se sont d’ailleurs érigés  comme spécialistes de l’agronomie sur les dates d’épandage. La volonté des associations de maîtriser l’agriculture et le foncier est réelle. Nous connaissions l’intégration économique ; il va nous falloir nous attaquer à toutes les formes d’intégration environnementale. L’autonomie de décision de l’agriculteur sur son exploitation est remise en cause, ceci est inadmissible !

Alors, puisqu’Eau et Rivières, Bretagne Vivante, etc, connaissent si bien le métier d’agriculteur, qu’ils le fassent ! Que la Safer préempte quelques hectares afin qu’ils mettent en pratique leurs connaissances si pointues ! On verra le résultat… Tout ceci serait seulement absurde, si ce n’était scandaleux. Cette intrusion des associations dans la gestion même de notre outil de production ne pourra rester sans réaction de notre part : la ligne rouge est

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