Terra 15 novembre 2013 à 08h00 | Par Claire Le Clève

La Coordination rurale réclame 50 euros supplémentaires des 1000 l

L'écart se creuse entre le prix payé aux producteurs en France et le reste de l'Europe. C'est le constat que dresse la section laitière grand ouest de la Coordination rurale. Réunie mardi dernier à Ploermel, elle a épinglé coopératives et opérateurs privés. Elle leur demande 50 euros supplémentaires des 1000 l d'ici la fin de l'année.

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De gauche à droite, Noël Rozé (56), Jean Michel Favennec, président de la CR Bretagne, Olivier Chemin (53), Véronique Le Floc'h, présidente de l'OPL, Yannick Bodin (50), Pierre Daufin (35) et Bernard Fougère (44), représentant du grand bassin de l'Ouest.
De gauche à droite, Noël Rozé (56), Jean Michel Favennec, président de la CR Bretagne, Olivier Chemin (53), Véronique Le Floc'h, présidente de l'OPL, Yannick Bodin (50), Pierre Daufin (35) et Bernard Fougère (44), représentant du grand bassin de l'Ouest. - © claire le clève

 

 

 

 

"Tous les compteurs de matières transformées sont au beau fixe et on ne touche pas la plus-value qu'on devrait", s'agace Jean-Michel Favennec, président de la coordination rurale Bretagne. Réunie avec les membres de l'organisation des producteurs de lait, la section laitière du grand Ouest de la Coordination rurale constate "un référentiel qui se creuse entre le prix payé aux producteurs en France, 33 à 34 centimes (du litre) et le reste de l'Europe au dessus de 40 cts. En Hollande, c'est 43-44 cts. A la tonne, ça représente 100 euros d'écart", pointe Véronique le Floc'h, présidente de l'organisation des producteurs. Et de dénoncer la volonté de bloquer le prix du lait en France, "au détriment des producteurs. On a préféré favoriser les entreprises et des coopératives qui ne sont plus que des GIE de collecte. La valeur ajoutée échappe aux producteurs", fustigent les représentants du syndicat.

 

Et de dénoncer l'accord obtenu en avril dernier avec le médiateur de 25 euros des 1000 l qui ont été transformés par les industriels en 25 euros de plus par rapport à 2012. Face à ce manque à gagner, le syndicat réclame " 50 euros en plus des 1000 l d'ici la fin de l'année, c'est la moitié de notre revenu", souligne Véronique Le Floc'h. Revendication à laquelle s'ajoute celle de ne pouvoir participer au Plan d'avenir agricole sur la filière laitière. "Les syndicats minoritaires vont en être exclus au motif que le cadre de discussion est le Cil Ouest où nous ne sommes pas représentés à la place de la Conférence des bassins laitiers où tous les syndicats siègent", épingle Noël Rozé. Une section laitière grand Ouest qui, à 16 mois de la fin des quotas continue à réclamer "une seule organisation par bassin de production".

 

Claire Le Clève

Accroche "Nous réclamons 50 euros supplémentaires  des 1000 l d'ici la fin de l'année, c'est la moitié de notre revenu", souligne Véronique Le Floch.

 

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