Terra 04 avril 2007 à 14h41 | Par A. Dibet

Assemblée générale - Bilan d'une année difficile à la CAM volailles

Réuni le 30 mars à Lanouée (56), le groupement volailles chair de la CAM a dressé le bilan d'une année sous le signe de l'influenza aviaire.

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Les éleveurs réunis à Lanouée (56).
Les éleveurs réunis à Lanouée (56). - © TERRA
Le groupement volailles de la CAM (Coopérative des agriculteurs du Morbihan), c'est un parc de 400 000 m2, dont les deux tiers en poulets et dindes, le tiers en canards. Depuis 2005, le groupe LDC détient les abattoirs de canards et dindes, alors que le poulet est commercialisé par Unicopa.
Le bilan de 2006 se caractérise par une baisse de volume significative en poulets, avec un impact sur le résultat net de l'activité de la CAM. Les marges ont aussi chuté d'un tiers par rapport à 2005. Les productions de dindes et de canards se sont heureusement stabilisées. Par ailleurs, dans toutes les productions, on note un accroissement des vides sanitaires.
D'après les chiffres de la CAM, 325 000 euros d'aides ont été perçues suite à l'influenza, soit en moyenne un peu moins d'un euro par m2. Dans le Morbihan, les indemnités pour 1 000 m2 se situent entre 1 000 et 3 000 euros.
"Il faut aller vers une revalorisation des marges, mais quand et comment, je ne le sais pas aujourd'hui", énonce Gilles Huttepain, directeur amont et international LDC.
Son exposé démarre par un constat : en 2006, les exportations de volailles ont chuté de 16%. La consommation de poulets en France a, quant à elle, diminué de 3,6%, ce qui semble un moindre mal dans le contexte de l'influenza.
Le cas de la dinde semble en revanche préoccupant à plus long terme : augmentation des charges, vieillissement du parc, diminution de la consommation d'années en années, concurrence du poulet et du porc … Selon le directeur de LDC, l'amélioration des marges en dinde passera par un renforcement des performances techniques. Il répond par ailleurs que des efforts doivent être répartis sur l'ensemble des acteurs de la filière. Enfin, une augmentation de la rémunération des producteurs de volailles serait possible dans l'année, mais cela dépend de nombreux facteurs, notamment de la concurrence internationale. Malgré la forte compétitivité de la production bretonne, la région doit notamment faire face aux nouveaux pays entrants de l'Union européenne, dont la production a été multipliée par 10 en 1 an.

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