Terra 29 janvier 2015 à 08h00 | Par Claire Le Clève

Blavet, nouveau contrat de bassin versant

C'est reparti pour 5 ans avec 40 % de budget en plus. Jeudi dernier, à Baud, l'Agence de l'eau, Eau du Morbihan, le syndicat du Blavet et l'Etat ont entériné la poursuite du contrat de bassin versant du Blavet dans le département. 2,6 millions d'euros sont mis sur la table pour améliorer la qualité de l'eau.

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Pour signer ce nouveau contrat dont les actions seront basées sur le volontariat, Bernard Delhaye d'Eau du Morbihan, Sophie Lelchat de l'Agence de l'eau Loire -Bretagne, Benoît Rolland, président du Syndicat de la vallée du Blavet et Bernard le Menn, sous préfet de Pontivy.
Pour signer ce nouveau contrat dont les actions seront basées sur le volontariat, Bernard Delhaye d'Eau du Morbihan, Sophie Lelchat de l'Agence de l'eau Loire -Bretagne, Benoît Rolland, président du Syndicat de la vallée du Blavet et Bernard le Menn, sous préfet de Pontivy. - © claire le clève

 

3eme du nom sur le secteur, c'est un nouveau contrat territorial du Blavet morbihannais que les partenaires ont acté, y compris dans ses nouvelles ambitions. "Nous souhaitons évoluer d'un contrat agricolo-agricole à un projet de territoire", défend Benoît Rolland, récemment élu à la tête du syndicat de bassin versant du Blavet avec une équipe de 34 membres grandement renouvelée. Et si le volet agricole et ses actions basées sur le volontariat vont engendrer une augmentation des financements à destinations des agriculteurs, c'est en y associant "toutes les familles actives, y compris les prescripteurs, coops, les organisations agricoles, recherche, syndicats. On doit faire vivre tout le monde ensemble", insiste le maire de Moustoir-Ac.

 

Vers les collectivités aussi

Ce chantier de poursuite de la reconquête de la qualité des eaux, depuis Pontivy, jusqu'à Lorient, couvre un large périmètre englobant 50 communes morbihannaises. Les collectivités y seront largement associées, une nouveauté pour ces communes confrontées elles aussi à la réduction drastique du désherbage chimique et à la mise en place de solutions alternatives. Car "les objectifs demeurent, il y a obligation de résultat en matière d'amélioration de la qualité des eaux et de bon état écologique des eaux," n'a pas manqué de rappeler Sophie Lelchat, pour l'Agence de l'eau Loire Bretagne qui pose sur la table, 50 % des 2,6 millions d'euros consacrés au financement des actions à mener.

 

Claire le Clève

 

 

 

 

Contrat territorial

 

Proposé par l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, le contrat territorial doit intégrer l'ensemble des enjeux locaux mis en avant par l'état des lieux de la Directive cadre sur l'eau (adoptée en 2000 par le Conseil et par le Parlement européen. Elle définit un cadre pour la gestion et la protection des eaux par grand bassin hydrographique au plan européen). Cette directive joue un rôle stratégique et fondateur en matière de politique de l'eau. Dans ce cadre, le contrat territorial a pour objectif la réalisation d'opérations locales de réduction des différentes sources de pollution ou de dégradation physique des milieux aquatiques. L'échelle d'intervention est le bassin versant ou l'aire d'alimentation de captage en eaux potables. Il comporte deux phases : la phase d'élaboration (études, mobilisation des acteurs) et la phase de mise en oeuvre (contrat).

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