Terra 22 avril 2015 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Une nouvelle étape dans l'évaluation génétique

En préambule à la présentation des nouveaux taureaux issus de l’indexation d’Avril, Evolution indique les avancées de la nouvelle méthode d'indexation, qui marque une nouvelle étape dans l'amélioration continue de l'évaluation génétique. Un progrès que l'on doit aux progrès des outils, et à une évolution du principe d'évaluation menée par l’Inra, l’Idele et Alice (ex UNCEIA).

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De gauche à droite, Jean-Yves Dréau,  directeur des filières lait spécialisée, Gilles Delaporte, directeur adjoint,  David Girod, animateur pour le développement des races lait spécialisée et Jean christophe Boittin, responsable Normande.
De gauche à droite, Jean-Yves Dréau, directeur des filières lait spécialisée, Gilles Delaporte, directeur adjoint, David Girod, animateur pour le développement des races lait spécialisée et Jean christophe Boittin, responsable Normande. - © Terra

"C'est une nouvelle étape importante qui a été franchie dans l'amélioration continue du modèle génomique, pour plus de fiabilité", se félicite Jean-Yves Dréau, directeur des filières lait spécialisée chez Evolution. Une démarche qui est valable pour tous les pays et toutes les races évaluant des bovins sur la génomique, et qui s'exprime en premier lieu par l'augmentation du nombre d’animaux dans la base de référence. Ainsi, en Prim'Holstein par exemple, on est passé de 16 000 animaux  en 2010 à 30 000 en 2015(1). Une augmentation de la population de référence qui amène une meilleure précision des index. "L'enjeu n'est pas de lire l'ADN mais de le faire parler", ajoute Jean-Yves Dréau, qui précise que depuis 2015, pour les races Normande et Montbéliarde, les performances des femelles génotypées sont prises en compte dans la population de référence. Ce changement dans la prise en compte des femelles génotypées constitue le deuxième pilier de cette nouvelle avancée de la génomique. "En rentrant la performance en parallèle de la génomique, cela concours à plus de précision et la performance propre de l'animal enrichit l'index de ce dernier", ajoute David Girod, animateur pour le développement des races lait spécialisée.

Enfin, l'autre gros changement, c'est l'augmentation des QTL(2)dans le principe d'évaluation. Ainsi, chaque caractère est aujourd'hui expliqué par 3000 QTL, quand on en disposait de 500 en 2010. "L'amélioration des index génomiques se traduit par une augmentation du coefficient de détermination et donc plus de possibilité de différencier les animaux les uns des autres avec sureté", poursuit Jean-Yves Dréau. Au final, si le taureau parfait n'existe pas, on sait mieux extérioriser aujourd'hui ses qualités et ses défauts, et cela facilite les accouplements.  Parallèlement, les indexations génomiques donnent l’opportunité à Evolution de mener plus un seul schéma de sélection, mais des schémas dans les schémas, et c'est à l'éleveur de définir ce qu'il recherche en fonction de ses objectifs, modes de production... "On assiste à une spécialisation des modes de production et la largueur de gamme offerte grâce à la génomique permet d'accompagner ces évolutions", conclut David Girod. Reste que ces nouveaux paramètres à disposition peuvent parfois ressembler à un casse tête pour les éleveurs. Ce qui explique aussi que la coopérative ait développée parallèlement des outils d'aides à la décision comme XP Lait et Ypsum.

(1) Le nombre d’équivalent mâles dans la base de référence en Montbéliarde est lui passé de 1 500 à
6 300, de 1 250 à 4 200  en Normande et de 0 à
6 000 en Brune.

(2) QTL : région du génome contenant un ou des gènes avec des effets sur les caractères.

33 assemblées locales

Union des coopératives, Amélis, Génoé et Urcéo, Evolution regroupe plus de 30 000 adhérents sur 16 départements. Les assemblées locales sont un moment privilégié pour marquer l'ancrage territoriale de la coopérative. Cette année, 33 assemblée locales se sont tenues entre les 16 et le 27 mars, regroupant plus de 1 700 adhérents. "Nous sommes dans une période charnière où les éleveurs, soit se spécialisent ou au contraire se diversifient et c'est donc important d'être présent à leurs côtés dans cette période de changement", témoigne Gilles Delaporte, directeur adjoint d'Evolution. Et de conclure : "dans un contexte de fin des quotas et de volatilité, nous pensons que l'élevage a de l'avenir et c'est notre mission de soutenir le moral des éleveurs et de les conforter dans leur stratégie".

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