Terra 13 septembre 2007 à 10h22 | Par C. Le Clève

Hausse du coût des matières premières : "La GMS peut à elle seule l'absorber"

Opération séduction à l'entrée de l'hyper marché Carrefour de Vannes, vendredi dernier, où FDSEA et JA ont organisé un barbecue géant. Des grillades pour informer le consommateur de l'impact de la flambée des matières premières sur le coût du panier de la ménagère : négligeable au regard des marges arrières de la grande distribution.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Opération bon enfant, vendredi dernier à Vannes
Opération bon enfant, vendredi dernier à Vannes - © Terra
"Quand vous mangez cette chipolatas, les céréales qui ont servi à nourrir le cochon, correspondent à 6 % du prix final" explique l'un des 60 exploitants venus proposer aux clients de Carrefour, de déguster les grillades disposées à l'entrée principale de la galerie à Vannes. Un discours qui fait mouche. "Je ne savais pas que le blé, c'est 4 % dans le prix d'une baguette, je pensais que c'était bien plus" constate Catherine, mère de famille, qui, avec le petit dernier, fait les emplettes de fin de semaine. Même étonnement chez ce jeune couple. "Les agriculteurs ont raison. On trouve que les prix ne cessent d'augmenter mais en même temps, eux ne sont pas mieux payés, où va l'argent ?" s'interroge une jeune femme.
En cette heure de midi où les allées de Carrefour se remplissent, la demande de transparence des prix et des marges, que réclament les producteurs ne laisse pas indifférents les consommateurs, convaincus par cette opération conviviale. La répercussion de la hausse des prix des céréales, "c'est 2 cts d'euros pour une baguette, 15 cts pour le poulet prêt à cuire, 30 cts pour un kilo de côtes de porc et 17 cts pour 1 kg de lapin" égraine le tract distribué par les agriculteurs présents.

Rogner sur les marges arrières
"Inquiétantes" pour Laurent Kerlir, la répercussion de la flambée des prix (voir encadré) va donc se traduire par un surcoût du prix de revient. "Il faudra bien répercuter les prix payés aux producteurs" insiste t-il. Mais plutôt que d'augmenter le prix de vente auprès du consommateur, les éleveurs visent les 34 % de marges arrières pratiquées par la grande distribution. "Il faut les rogner " propose purement et simplement le président de la FDSEA qui réclame" de la transparence de la part des GMS et de l'Etat, la réforme de la loi Galland, c'est bien beau mais avec 5 distributeurs qui font la pluie et le beau temps, il faut rétablir le rapport de force" poursuit-il. D'autant que les éleveurs ont fait leur compte. Le surcoût occasionné par la hausse des matières premières, c'est euros supplémentaires sur les 25 kg de poulet, mangés tous les ans, par un Français. "Ridicule au regard des bénéfices engrangés par la grande distribution" pointent les agriculteurs. Les GMS sont elles prêtes à jouer le jeu ?

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Terra se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui