Terra 07 juin 2007 à 10h10 | Par E. Le Corre

Bretagne contrôle laitier fête ses 70 ans

Aux Terralies, en assemblée générale…, cette année, le contrôle laitier des Côtes d'Armor fête ses 70 ans de présence auprès des éleveurs. Son fil rouge : une adaptation perpétuelle de 1937 à aujourd'hui. Et ce n'est pas fini.

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En 70ans, le contrôle laitier a sans cesse évolué pour répondre aux attentes des éleveurs.
En 70ans, le contrôle laitier a sans cesse évolué pour répondre aux attentes des éleveurs. - © TERRA
Aux Terralies, en assemblée générale…, cette année, le contrôle laitier des Côtes d'Armor fête ses 70 ans de présence auprès des éleveurs. Son fil rouge : une adaptation perpétuelle de 1937 à aujourd'hui. Et ce n'est pas fini.

En 1937, le contrôle laitier et beurrier des Côtes du Nord naît. A l'époque 13 éleveurs s'y inscrivent, le contrôle à l'étable de la production débute avec 39 vaches. Mais ce n'est que dans les années 60 avec la loi sur l'élevage de 1966, que l'élevage entame un véritable essor. Tout est à faire. S'ensuit le développement de l'identification, du contrôle de performance, la mise en place des schémas de sélection. Au contrôle laitier, le conseil technique se concentre sur l'alimentation, le sécurisation des stocks fourragers, la génétique et la qualité du lait.Résultat. Entre 1966 et 1984, les chiffres s'emballent. Le nombre de vaches contrôlées dans le département est multiplié par 15, le nombre d'adhérents par 5, l'effectif moyen du troupeau passe de 12 à 36. A la mise en place des quotas, le contrôle laitier rassemble 3 500 adhérents et 125 500 vaches contrôlées (5 500 kg/vache). Après l'électrochoc de 1984, la filière connaît une nouvelle rupture : il faut apprendre à gérer une production contingentée. L'augmentation de la productivité passe par l'optimisation de la conduite du troupeau, de l'alimentation et de la production fourragère. L'informatique apparaît en élevage, la saisie du contrôle et la valorisation des informations en temps réel devient possible. En 1992, 126 000 vaches sont alors contrôlées (7 100 kg/vache), le nombre d'adhérents s'élève à 3 800.

Maîtrise des charges et transparence des pratiques
En 1992 : 1ère réforme de la PAC. L'ère de la maîtrise des coûts de production et de l'économie prend le pas. Du conseil technique, on passe à une analyse globale du système. Le champ du conseil s'élargit à l'optimisation des systèmes fourragers et à la valorisation de l'herbe. L'appui technique change de visage et se spécialise. De 1996 à 2006, la question de l'environnement fait son apparition (directive nitrate). La succession des crises sanitaires dont l'ESB en 1996 oblige une transparence des pratiques. Des chartes qualité sont instaurées, le monde agricole se tourne vers le consommateur. En parallèle, le contrôle laitier étend ses services à l'environnement (plan de fumure, dexel…). Des équipes de techniciens spécialisés se mettent en place pour assurer un conseil spécifique dans chacun des domaines. En 2006, la production laitière des Côtes d'Armor est de 12 millions d'hectolitres pour 4 400 producteurs dont 70% adhèrent au contrôle laitier. Agrandissement des exploitations, installation en société, le contrôle laitier veut accompagner les éleveurs dans leurs préoccupations, d'où de nouveaux services dans le domaine des ressources humaines proposés demain.

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