Terra 08 mai 2015 à 08h00 | Par Emmanuelle Bordon

Combi presse enrubanneuse : un "deux en un"

Active depuis plus de cinquante ans, la Cuma la Printanière, à Questembert (56), illustre son dynamisme par l'utilisation de matériel innovant. Il y a deux ans, elle achetait un combi presse enrubanneuse, qui permet de réaliser un enrubannage de qualité tout en gagnant du temps.

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Cuma intégrale avec chauffeurs, très active en interne, la Printanière favorise la collaboration entre Cuma par la mutualisation de certains équipements coûteux ou peu utilisés (semoir pour semis direct, arracheuse à betteraves…). "La Cuma vit par la qualité de son travail plus que par sa taille", dit Michel Le Viavant, son président depuis douze ans. Sur ce principe, elle a fait l'acquisition d'un combi presse enrubanneuse en 2013, en collaboration avec la Cuma d'Elven.

L'enrubannage est doté de nombreux atouts. Source d'azote peu chère, il permet de stocker du fourrage sans silo, parfois de sauver des foins en cas de météo défavorable et, contrairement à l'ensilage, il peut répondre à des besoins fourragers ponctuels.

 

Quelques contraintes techniques...

Longtemps, à la Cuma la Printanière, on a enrubanné avec un round baller et une enrubanneuse. Cela impliquait deux passages avec deux outils différents et beaucoup de temps sur les routes. En outre, le round baller, prévu pour rouler du foin, s'usait rapidement en fabriquant ces balles qui sont deux fois plus lourdes. Un outil réalisant en une seule fois pressage et enrubannage permet de pallier ces inconvénients.

De manière traditionnelle, l'herbe est fauchée, éventuellement préfanée, et andainée. Elle est ensuite  collectée par le combi presse enrubanneuse comme par n'importe quel round baller. L'innovation  arrive lorsque le tracteur dépose derrière lui une balle déjà enrubannée. Le gain de temps est par ailleurs maximal car l'enrubannage d'une balle se fait pendant que la suivante est pressée. Il n'y a donc aucun temps mort dans le chantier, hormis les quelques secondes qui sont nécessaires au dépôt des balles au sol. Pour Michel Le Viavant, cette machine est "un bel outil, qui travaille bien".

Ce bel outil présente cependant quelques contraintes techniques : il est nécessaire d'avoir "le bon tracteur". Sans que cela soit
nécessairement une question de puissance, celui-ci, obligatoirement sophistiqué, doit avoir le bon débit hydraulique pour assurer
un fonctionnement correct de la presse, sous peine de dysfonctionnement.

 

...mais un gain de temps et de souplesse

Il s'agit avant tout d'économiser du temps, en particulier celui qui, passé sur la route, n'est pas facturable à l'adhérent et pèse lourd dans les comptes. Or, grâce à cette innovation, le rapport temps facturé/ temps passé se rapproche des 70 % nécessaires au bon fonctionnement de la Cuma. Au temps gagné correspond une économie de carburant, de mécanique : "on gagne un tracteur", explique Michel Le Viavant. Les chantiers gagnent aussi en souplesse. Il est possible de travailler sur une petite surface ou même de ne faire qu'une dizaine de bottes si on a, par exemple, décidé de débrayer un paddock. Enfin, la balle ne touche pas le sol avant d'être enrubannée, ce qui permet une amélioration de la qualité du fourrage.

 

Bien sûr, cet équipement a un coût : 68 000 € ont été investis et seront amortis sur sept ans. Afin de maintenir un prix de revient équivalent à celui pratiqué auparavant (10 € la botte, 11 si le brin est coupé à 7cm avant d'être pressé), il faut impérativement réaliser au moins 3 000 bottes par an. C'est pourquoi la Printanière, qui compte 30 adhérents, travaille avec la Cuma
d'Elven. Les adhérents s'en montrent satisfaits, au point que certains d'entre eux se sont mis à faire de l'enrubannage à l'arrivée de cet outil. Et nul doute qu'au moment où cet équipement sera amorti, il sera remplacé par un autre.

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